La face avant capte le soleil direct et la face arrière peut capter la lumière réfléchie.
À quoi sert un panneau solaire bifacial ?
Un panneau solaire bifacial est conçu pour capter la lumière par sa face avant, comme un panneau classique, mais aussi par sa face arrière lorsque l’environnement renvoie suffisamment de lumière. Cette lumière réfléchie peut provenir du sol, d’une toiture claire, d’un revêtement blanc, de gravier clair ou d’une surface très réfléchissante.
Son intérêt dépend donc fortement de la configuration. Le bifacial peut apporter un gain de production dans certains projets, mais il n’est pas automatiquement plus performant dans toutes les situations. Pour être utile, sa face arrière doit réellement recevoir de la lumière réfléchie.
Le gain dépend beaucoup de la capacité du sol ou de l’environnement à réfléchir la lumière.
Le bifacial est plus intéressant quand l’arrière du panneau n’est pas collé à une surface sombre.
Visualiser la production par les deux faces
Soleil direct + lumière réfléchieComment ça fonctionne simplement ?
La face avant du panneau reçoit le rayonnement solaire direct. La face arrière, elle, peut récupérer une partie de la lumière qui rebondit sur le sol ou sur les éléments proches. Plus la surface située sous ou derrière le panneau est claire et réfléchissante, plus le potentiel de gain est intéressant.
Capter devant
La face avant produit grâce au rayonnement solaire direct, comme un panneau classique.
Réfléchir dessous
Le sol ou l’environnement renvoie une partie de la lumière vers l’arrière du panneau.
Produire en complément
La face arrière peut ajouter une production supplémentaire selon la configuration.
Pourquoi c’est important dans un projet solaire ?
Le panneau bifacial peut être intéressant sur certaines installations au sol, pergolas, ombrières, toitures terrasses ou structures laissant passer de la lumière sous le module. Il peut être moins pertinent sur une toiture inclinée sombre où la face arrière reçoit peu de lumière utile.
Le choix ne doit donc pas se faire uniquement sur le mot “bifacial”. Il faut analyser le support, la hauteur de pose, l’inclinaison, la couleur du sol, les ombrages et le coût supplémentaire éventuel. Un bon matériel doit rester cohérent avec la vraie configuration du chantier.
Exemple concret
Sur une ombrière de parking avec un sol clair, la lumière peut se réfléchir sous les panneaux. Un panneau bifacial peut alors valoriser cette lumière arrière et produire davantage qu’un panneau classique dans les bonnes conditions.
À l’inverse, sur une toiture sombre où le panneau est très proche du revêtement, la face arrière reçoit peu de lumière. Le gain bifacial peut alors être limité. C’est l’étude technique qui doit confirmer l’intérêt réel de cette technologie.


